Opel GTC

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jeudi 25 décembre 2014

De l'énergie originelle à la sagesse collective : vers l'Économie de la Connaissance

Pour la remontée de l'entropie informationnelle par la synthèse des compétences métier et de l'intelligence cognitive

L'évolution de la Matière, du Vivant, du Monde et de l'Univers progressent du simple vers le complexe, avec toujours plus de richesse, de beauté, de diversité, d'intelligence et de transcendance ...
Pourtant, encore faut-il pouvoir accéder à cette esthétique de la Nature dans un contexte de crise économique, de secousses sociétales, de chaos énergétique, de bouleversements écologiques, de surinformation médiatique, d'inconstance politique, ...
Comment alors comprendre et interpréter les mutations sociologiques à l’œuvre, les transformations économiques en cours, les progrès technologiques à venir ... dont la sage finalité humaine devra être - si l'Homme veut être au rendez-vous de son destin cosmique - plus d'ordre cognitif dans le désordre informationnel, plus de repères sociétaux dans les turbulences historiques, plus d'intelligence cognitive dans l'entropie originelle, plus d'éthique professionnelle dans l'agitation affairiste, plus de conscience humaniste dans la science positiviste ... ?


Introduction


Fig. 0 : Vue satellitaire noctune du cybionte info-bio-
mécatronique en cours de construction progressive.
Il est désormais fréquent de lire ou d'entendre dire que l’Économie Mondiale ne vit pas - depuis 2008 - une crise économique classique du capitalisme mais le début d'une transformation sociétale profonde sans précédent, comparable à la transition - déjà expérimentée par l'Occident il y a 5 siècles - entre le Moyen Age et la Renaissance [GRA 13], [GIO 14].

Faut-il alors y voir la fin d'une ère de progrès matérialistes linéaires - issus de la croissance économique unique de 200 années de Révolution Industrielle carbonée, fondée sur la quantité matérielle et la propriété individualiste de l'Homo Œconomicus - pour entrevoir le début d'une ère nouvelle de progrès exponentiels, de nature complètement différente car immatérielle - portée par la croissance cognitive des 200 années à venir de la Révolution Numérique décarbonée, fondée sur la qualité spirituelle et le partage collaboratif de l'Homo Numericus ? [RIF 12].

S'agit-il de prendre conscience - dans un monde terrestre fini, aux ressources limitées et soumis à l'usure irréversible du temps entropique - que seules l'émergence d'une Intelligence Cognitive et d'une Sagesse Collective au sein du cybionte [BAQ 01] en cours de construction (cf. Fig. 0) - tel que conceptualisé métaphoriquement par Joël de Rosnay en 1995 et défini comme "supra-organisme planétaire hybride, biologique, mécanique et électronique dont les hommes sont les cellules alors que leurs machines, leurs organisations et leurs réseaux en sont les tissus, les organes, les systèmes de communication et de régulation" [RON 95] - fondées sur des connaissances positives (ie : scientifiques, patiemment identifiées et validées) et des compétences métier (ie : logiquement axiomatisées et professionnellement expérimentées), permettra à l'Humanité de relever rationnellement les nombreux défis du siècle à venir ?


Au début était l'énergie entropique ...


Fig. 1 : Transformation progressive de l'énergie entropique
originelle bouillante de l'Univers au cours du temps.
Fig. 2 : "De l'instinct animal, il devient pensant."

Fig. 3 : L'Hydrogène, carburant nucléaire
du Soleil.

Fig. 4 : Domestication du feu il y a
350 000 années environ.
Au début - c'est à dire à l'instant du Big Bang - l'Univers hérite d'une cause encore inconnue d'une quantité énormissime d’Énergie entropique, mesurable en Joule.  Progressivement, ce capital énergétique ultra-bouillant (ie : 1032 °K, soit 10 000 milliards de milliards de milliards de degrés) se refroidit durant l'expansion spatiale pour atteindre aujourd'hui 2,73 °K et se transforme (cf. Fig. 1) :
  • de la lumière initiale, il devient matière plasmique : quarks, leptons, bosons, protons, neutrons, électrons, ...
  • du plasma initial, il devient atomes : du plus léger (Hydrogène) au plus lourd (Uranium),
  • du légo atomique, il devient molécules : oxygène, azote, eau, acides aminés, nucléobases, ...
  • du désordre moléculaire, il devient organisme vivant : du protozoaire à l'animal multi-cellulaire,
  • de l'instinct animal, il devient pensant : du cerveau reptilien au néocortex humain,
  • de l'être humain primitif, il devient société historique : de la tribu à la Nation,
  • de la conscience citoyenne, il devient sage intelligent : de la Nation à la Civilisation Sapiens.
Cette remontée naturelle de l'entropie thermique (c'est-à-dire la transformation progressive du désordre énergétique initial) vers la sagesse humaine (c'est-à-dire vers l'ordre cognitif contemplatif) peut se résumer en quelques chiffres et quelques jalons calendaires :

Le défi actuel : la synthèse des Compétences Métier et de l'Intelligence Cognitive ...


L'Homme se trouve maintenant à la croisée des chemins de son destin sur Terre et dans l'Univers :
Fig. 5 : Puissance destructrice de l'arme nucléaire.

Fig. 6 : Remonter l'entropie pour remettre de l'ordre
cognitif dans le désordre informationnel.
(Photo : Destruction de la bibliothèque londonienne
Holland House en 1940 après le bombardement
nazi de Kensington.  Crédit : English Heritage.)
  • fort de sa domination sur la nature terrestre, il possède désormais la capacité de tout détruire, soit brutalement par l'holocauste nucléaire, soit lentement par la pollution environnementale et la surexploitation des ressources fossiles et renouvelables : c'est le choix nihiliste de la conscience orgueilleuse d'Homo Terminator telle que l'Humanité l'a déjà tristement expérimenté avec les horreurs extrêmes de la 2nde Guerre Mondiale,
  • fort de sa connaissance progressive de la Nature et du Monde, il décide de mieux gérer l'énergie vitale mise initialement à sa disposition par la Nature : c'est le choix humaniste de la conscience éclairée d'Homo Numericus telle que l'Humanité l'a déjà expérimentée dans ses grandes découvertes scientifiques et médicales, dans ses acquis des Lumières aboutissant aux Droits de l'Homme et du Citoyen, dans ses révolutions sociétales aboutissant à la fin de l'Apartheid, dans ses traités équitables de paix militaire aboutissant par exemple à la chute du Mur de Berlin ou aux reconnaissances mutuelles OLP/Israël, ...
Face à cette condition paradoxale et à ce risque collectif, peut-on faire le pari qu'une Intelligence Cognitive émergente permettra à l'Homme d'éviter l'auto-destruction orgueilleuse et de poursuivre son voyage intersidéral vers une Sagesse Collective propice à la contemplation de la beauté cosmique de l'Univers et au développement de son Humanité ... ?

Pour cela, l'Homme doit s'engager activement dans une remontée rationnelle de l'entropie informationnelle. Il doit ainsi utiliser son intelligence Tête/Cœur/Main et son intuition sensible du Beau/Bon/Bien pour interroger, observer, chercher, étudier, comprendre, formaliser, expérimenter, modéliser, valider, réutiliser, vulgariser, partager ... l'essence même de toute cette énergie vitale originelle donnée par la Nature, à savoir la Connaissance Positive. Cette ressource immatérielle complexe - constituée de concepts, de particules élémentaires, de lois et phénomènes naturels, de relations de causes à effets, de principes physiques et chimiques, de théories scientifiques, de solutions technologiques, de tours de main artisanaux, de processus métier, d'inter-relations professionnelles ... - constitue le carburant cognitif de toute Compétence Métier qui permet notamment au Paysan de produire la nourriture, à l’Ébéniste de fabriquer les meubles, au Maçon de bâtir les maisons, à l'Ingénieur de faire fonctionner les machines, au Médecin de guérir les malades, au Professeur de développer les talents, à l'Avocat de défendre les accusés, à l'Entrepreneur de créer les richesses et les emplois, au Consommateur de polluer moins, au Militaire de faire la paix, au Politique d'organiser la cité et enfin à l'Homme de vivre heureux en harmonie avec son voisin ...

Cette remontée de l'entropie informationnelle vers l'Intelligence Cognitive - c'est-à-dire cette capacité humaine à savoir transformer le "Big Data en Big Knowledge du Big Bang" - est un processus complexe et méthodique de synthèse cognitive qui peut se comprendre à l'aide du modèle de transformation de l’"Énergie Informationnelle Plasmique" (ie : la Data comparable métaphoriquement à l’Énergie Cinétique des Mécaniciens) en "Énergie Cognitive Universelle" (ie : le Knowledge comparable métaphoriquement à l’Énergie Potentielle des Mécaniciens) proposé par la théorie positiviste KnoVA du cogniton [SER 00], [SER 02] et décrit en Fig. 7 :
Fig. 7 : Modèle KnoVA de transformation de
l’Énergie Informationnelle Plasmique en Intelligence Cognitive
(par analogie avec le processus de
transformation de l’Énergie Mécanique).

  • au début était le plasma informationnel constitué d'informations non structurées (dénommés "infotrons" et dont la masse informationnelle est mesurée en bit - Binary digIT) à l'instar du plasma atomique initial constitué de particules élémentaires non structurées (dont la taille des atomes est mesurée en Ångström),
  • à l'aide d'une typologie des connaissances dénommée T-KnoVA, le plasma informationnel - matérialisable par l'ensemble des questions, hypothèses, assertions, informations, bruits médiatiques, rumeurs, desinformations et propagandes énoncées dans le monde, notamment sur Internet - est filtré pour détecter des "granules de connaissance génériques, typés, non-fissibles et réutilisables" (dénommés "cognitons" et dont la masse cognitive est mesurée en kit - Knowledge digIT homogène à un bit²) à l'instar des moles chimiques identifiées par la typologie des atomes de la Table périodique des éléments de Mendeleïev (éléments chimiques dont la masse molaire est mesurée en kilogramme),
  • placé dans un champ de vérité et confronté à l'expérimentation, chaque cogniton est enrichi d'une quantité de vérité pour produire une part de certitude scientifique (dénommée "certiton" et dont le poids cognitif est mesurée en cit - Certitude digIT homogène à un bit3) à l'instar d'une masse matérielle placé dans un champ de gravité afin de produire une force (dont l'intensité est mesurée en Newton),
  • l'ensemble des cognitons et des certitons sont alors assemblés en longues molécules logiques de raisonnement métier maitrisable par un expert sachant (dénommées "Compétences Métier" et dont l'utilité opérationnelle est mesurée en rit - Reasonning digIT homogène à un bit4) chargées de produire un champ d'expériences réussies à l'instar d'une force produisant, dans un champ de déplacements, un travail mécanique (dont la quantité est mesurée en Joule),
  • la stabilité cognitive et la résistance au temps entropique d'une Compétence Métier permet alors de mesurer la variation temporelle du stock de Compétence Métier de l'Humanité (dénommée "Taux d'Apprentissage Cognitif" dit aussi Intelligence Cognitive et mesuré en lit - Learning digIT homogène à un bit4/s) à l'instar de la résistance au temps d'un travail aboutissant à la Puissance Mécanique (dont l'intensité est mesurée en Watt),
  • la densité réticulaire d'Intelligence Cognitive dans une organisation, une entreprise, une société ... permet enfin de mesurer la Sagesse Collective des Compétences Métier collaborant sagement et harmonieusement entre elles (dénommée aussi "Densité de Réticulage Cognitif" mesurée en wit - Wisdom digIT homogène à un lit²).



A la fin sera la Sagesse Collective ...


Fig. 8 : Contemplation de l'Infiniment Beau et
de l’Infiniment Complexe.
Ainsi définie comme la capacité collaborative de plusieurs individus compétents à apprendre vite et bien pour agir ensemble sagement, la Sagesse Collective se propose alors d'allier intimement la compréhension :
  • de l'objet physique considéré, centrée sur l'exactitude et la véracité des connaissances positives formalisées à son égard et dont le champ de modélisation relève de la Science,
  • au sujet métaphysique centré sur le bien commun et la finalité éthique de l'action collective rendue possible par les connaissances ainsi formalisées scientifiquement et dont le champ de réflexion relève de la Conscience.
"Science sans Conscience n'est que ruine de l'âme" résumait l'humaniste de la Renaissance François Rabelais dans son premier livre Pantagruel.

Pouvons-nous alors enrichir cet aphorisme prévenant d'une proposition symétrique :
  • "De la Conscience éclairée par la Science se construit l'Âme Humaine Sage et Sachante" ?
Ainsi, est-il permis à l'Humanité d'envisager, par sa Sagesse Collective - c'est-à-dire la collaboration efficace des individus sages et sachants remontant l'entropie informationelle (en fait, les vrais Homo Sapiens se rappelant que "sapiens" signifie en latin « intelligent, sage, raisonnable, prudent ») - de poursuivre sereinement, à sa place privilégiée de Citoyenne de l'Univers, la contemplation émerveillée de l'Infiniment Beau et de l'Infiniment Complexe tout en continuant de transformer le capital énergétique originel en Énergie Cognitive Universelle pour sa subsistance, le développement de la noosphère et le bonheur de vivre sur Terre ?

Si oui alors succédant aux 200 ans écoulés d’Économie Industrielle de la Puissance Énergétique Contrôlée, il devient possible d'espérer que la nouvelle ère économique qui s'annonce avec le siècle numérique nouveau transforme si profondément l'Humanité dans sa relation à la Connaissance que la nouvelle Économie résultante - dite "de la Connaissance" - devienne celle de l’Économie Sage du Savoir Partagé pour - après l'éradication sur Terre du cannibalisme, des sacrifices humains, de l'esclavage et de la ségrégation raciale - un Monde sans guerre, sans famine, sans maladie, sans exclusion, sans pollution, sans chômage et sans illettrisme.



La pensée du jour : "Homo Numericus : le sapiens spirituel, sage et sachant"


Fig. 9 : De la Paix intérieure propice à la croissance
de l'Arbre de la Connaissance Sage et Spirituelle.
L'Homo Numericus avance lentement mais surement dans sa quête d'ordre, de progrès, de savoir et de paix ... "refusant en lui les horreurs que veut la bête".

Deviendra-t-il sapiens, sage et sachant en ce siècle nouveau qui démarre si rapidement avec la gestation info-bio-mécatronique du cybionte de la Révolution Industrielle immatérielle de la Connaissance ? 

Méditons alors - en guise de conclusion - l'une des pensées fulgurante et clairvoyante attribuée à l'écrivain résistant André Malraux qui nous révèle ainsi tout l'enjeu final de cette évolution cognitive de l'Humanité :
  • "Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas !"

Excellent Noël à toutes et à tous et Meilleurs Souhaits de paix pour l'Année Nouvelle !


Glossaire

Fig. 10 : L'Homme symbiotique,
cellule vivante du cybionte.


Fig. 11 : Conscience éclairée par la Science.


Fig. 12 : Wikipédia : livrable remarquable
de l'Homo Numericus collaboratif.
Fig. 13 : Homo Numericus :
spirituel, sage et sachant ?

Fig. 14 : Représentation artistique de
la noosphère du cybionte.

Fig. 15 : Le cogniton : granule générique,
typé et non-fissible de connaissance
mesurable d'une compétence métier.
  • Cybionte : "supra-organisme planétaire hybride, biologique, mécanique et électronique dont les hommes sont les cellules alors que leurs machines, leurs organisations et leurs réseaux en sont les tissus, les organes, les systèmes de communication et de régulation" tel que défini en 1995 par Joël de Rosnay dans son livre "L'homme Symbiotique" [RON 99]. Le cybionte se propose d'attirer l'attention du lecteur sur la grande dépendance systémique de l'Homme à la Nature, à ses semblables et à ses machines (cf. Fig. 10).
  • Connaissance positive : objet cognitif résultant d'une posture épistémologique positiviste spécifiant que la connaissance est un objet scientifique observable et dont la valeur de vérité - prouvée par les faits vérifiés de l'expérience expliquant les phénomènes du monde - est indépendante de l'acteur.  La posture positiviste - complémentaire à la posture constructiviste - est théorisée par le philosophe français Auguste Comte et sert de fondation épistémologique à la Théorie Bio-Quantique de la Connaissance KnoVA [SER 00], [SER 02].
  • Conscience : concept psychique complexe dont la définition proposée par Stéphane Bernard - biophysicien - peut être méditée "la conscience implique la connaissance de sa propre existence et de l’existence du Monde. Elle peut évoluer vers la supra-conscience qui apporte l’harmonie parfaite de la conscience de l’être s’unissant au principe de la vie, et donne accès à l’ensemble des connaissances de l’Univers." [BER 0x], (cf. Fig. 11).
  • Économie de la Connaissance : phase économique actuelle - dite aussi "Nouvelle Économie" ou "Économie du Savoir" ou "Économie post-industrielle" - ayant démarré avec l'avènement d'Internet au début du 21ème siècle et dont le moteur du développement est l'Ingénierie des Connaissances.  Dans le présent article, Homo Numericus en est l'instigateur technologique et le produit anthropologique.
  • Énergie entropique : chaleur initiale désordonnée du Big Bang, mesurée en JouleJuste après le Big Bang, une partie de cette énergie thermique initiale s'est condensée dans la matière, selon l'équation nucléaire bien connue E = mc². Par exemple, la formation du premier atome d'Hydrogène vers 380 000 ans après le Big Bang a condensé 90 000 milliards de Joule d'énergie entropique.
  • Entropie : concept physique - initialement convoqué par la Thermodynamique dans son second principe puis généralisé par d'autres disciplines telle que la Théorie de l'Information de Claude Shannon - permettant de formaliser le sens de l'évolution naturelle de l'Univers vers "le tiède et le désordre" par écoulement du flux d'énergie entropique initiale du chaud vers le froid.
  • Entropie informationnelle : extension du concept d'entropie au monde digital, correspondant à un plasma informationnel non structuré de bits, de données numériques, de documents multimédia, de textes, d'images, de sons, de vidéos, ... caractéristique du désordre numérique relevant de l'infobésité actuelle du Monde digital et dans lequel il est difficile d'y retrouver des connaissances performantes et robustes mises en qualité sémantique. Syn. "Énergie Informationnelle Plasmique". Wikipédia est un 1er exemple de solution B2C remontant anarchiquement - au sens de "l'ordre sans le pouvoir" - mais de façon concrète l'Entropie Informationnelle avec pour livrables principaux des articles collaboratifs de formalisation de pseudo et de proto-connaissances partagées, articles alors organisés en portails thématiques (cf. Fig. 12).  Le concept de Blog de Connaissance est un 2ème exemple de solution B2B pour remonter - de manière individualisée en contexte professionnel - l'Entropie Informationnelle de l'entreprise avec pour livrables principaux des cognitons réticulés en extremetextes et organisés en Compétences Métier.
  • Homo Sapiens Numericus : sous-espèce de l'Homo-Sapiens succédant - au début du XXIème siècle - à l'Homo Œconomicus et démarrant avec l'AnthropocèneDéfinition très personnelle de l'auteur qui imagine cette espèce spirituelle, sage et sachante (cf. Fig. 13).
  • Noosphère : phase de développement de la Terre - succédant à la géosphère et à la biosphère - englobant les activités intellectuelles de l'Humanité et domestiquant, par la cognition humaine et le développement de l'intelligence naturelle, la nature animale de l'Homme par les lois, l'éthique, la politique, la culture, les organisations humanitaires, ... (cf. Fig. 14).  Assimilable à une sorte de "conscience collective de l'Humanité", la noosphère a été théorisée par le minéralogiste chimiste Vladimir Vernadsky et le philosophe théologien Pierre Teilhard de Chardin.
  • Révolution industrielle : changement profond de modèle économique de production et de consommation des biens et des services aboutissant à une transformation sociétale inédite. Le prospectiviste Jéremy Rifkin considère - dans son livre "La 3ème révolution industrielle" - que la 1ère révolution du XIXème siècle a été rendue possible grâce à la machine à vapeur couplée à l'imprimerie, que la 2ème du XXème siècle relevait du moteur à combustion interne couplé au trinôme téléphone/radio/télévision tandis que la 3ème révolution industrielle actuelle du XXIème siècle va résulter de la production décentralisée d'énergie renouvelable stockée localement sur le vecteur Hydrogène couplée aux réseaux Internet et Smart Grid [RIF 12].
  • Taxinomie T-KnoVA : classification typologique positiviste des connaissances industrielles du modèle théorique KnoVA et dont le concept central est le cogniton réticulable en extremetextes. 56 types cognitifs sont actuellement proposés par la classification T-KnoVA pour catégoriser les connaissances positives (cf. Fig. 15).

Bibliographie

jeudi 26 décembre 2013

Du "Big Data" au "Smart Knowledge"

Pour la synthèse des compétences individuelles utiles à l'exercice collectif du métier de l'Entreprise

Dans le contexte professionnel d'un Monde surinformé, il est fréquent de confondre "donnée", "information", "connaissance" et "compétence" ... en général par manque de rigueur sémantique et/ou par paresse intellectuelle.  Pourtant, ces concepts - une fois correctement définis entre eux et illustrés techniquement - permettent de rendre claires et opérationnelles des notions vitales à l'exercice professionnel et efficace du métier de l'Entreprise.
A l'heure du "Big Data" d'une société "infobèse" qui évolue vers l’Économie du Savoir et vers l'Entreprise Apprenante, petite présentation et visite guidée du "Smart Knowledge" en préparation et de la synthèse annoncée des compétences métier du "Knowlean" en émergence ...

 

Introduction

 

"Big Data" d'une société
mondialisée et surinformée.
Chaque année, l'Humanité produit - selon l'UNESCO - plus d'un Exabit d'informations nouvelles (ie  : 1018 bits, soit 1 milliard de milliards de bits) et a déjà stocké en 2012 - selon Serge ABITEBOUL, Académicien des Sciences - plus d'un Zétaoctet d'information (ie : 1022 bits, soit 10 000 milliards de milliards de bits), une même information pouvant être stockée plusieurs fois en différents endroits [UNE 02], [ABI 12].

Se posent alors quelques questions clefs :
  • Pourquoi tant de données et si peu de connaissances ?
  • Combien de connaissances disponibles dans ce "Big Data" ?
  • Combien de certitudes métier cachées dans cet océan numérique ?
  • Combien de compétences métier formalisées et opérationnelles dans cet univers digital ?

Éléments de définition

 

Afin de clarifier le débat, proposons quelques définitions en appui sur le modèle méthodologique positiviste KnoVA de "e-KM for e-novation" pour la performance et la robustesse des Bureaux d’Étude et d'Ingénierie des entreprises industrielles :

Le bit : particule élémentaire de
codage des données.
  • bit : chiffre binaire valant 0 ou 1 et permettant de coder les données numériques par assemblage de bits organisés en octets.  En général, les lettres de l'alphabet sont codées sur 8 bits (ex : dans le standard américain ASCII, la lettre A est codée avec la séquence 01000001).  8 bits constituent 1 octet et 1024 octets constituent 1 Ko (ie : 1 kilo-octet) bien connu pour la mesure de la taille des fichiers informatiques.  Unité de mesure de l'information par excellence, le bit (Binary digIT) a été inventé le 9 janvier 1947 par John Tukey et popularisé par Claude Shannon.

La donnée : atome de
codage des informations.
  • donnée : élément d’information numérique non-fissible et typé, en général codé aujourd'hui sur 64 bits (ie : 8 octets), exploitable par un ordinateur à l’aide notamment des techniques des SGBD [1], représentant soit un booléen (ie : vrai, faux) soit un nombre entier (ie : 0, 1, 2, 3, 4, …) soit un nombre réel (ie : de - à +) soit un texte (ex : "bateau", "train", "cogniton", "cosmo-cogniton", "broker", "broket", "soury") soit un énuméré (ex : Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche) soit un pointeur sur une autre donnée.  Par extension, une image, un son, une musique ou une vidéo digitalisés sont dénommés "données multimédia".  Le terme "Donnée" est traduit en anglais par "Data".

L'information : molécule contingente
de données porteuse de connaissances.





  • information : message subjectif, verbalisé et contextualisé, exprimé en langage naturel [2], transmissible sur un média (papier, onde radio, support numérique, …), lexicalement correct (ie : sans faute d’orthographe), syntaxiquement correct (ie : sans faute de grammaire), sémantiquement juste ou faux, certain ou incertain, en fonction du contexte (ie : information ou désinformation), pragmatiquement épuré (ie : sans effet de style perturbant l’interprétation et la compréhension), porteur ou non de connaissance métier, constitué de données alphanumériques chaînées les unes aux autres et quantifiable en octets (ex : "Paris est la capitale de l’Allemagne", "le fer est plus léger que l’aluminium", "le noyau d’hélium comprend 2 protons", "l’age de la Statue de la Liberté est de 111 ans", "la souris mange le chat", "il fait froid dans cette salle") [3].  Dans le modèle méthodologique KnoVA, du fait de sa nature possiblement erronée, une information n'est pas une connaissance, mais un "vecteur informationnel porteur de connaissances", dite aussi "pseudo-connaissance".

La connaissance métier : atome
de vérité partagée et
réutilisable pour le codage
des compétences métier.



  • connaissance métier : concept positionné au niveau du constituant élémentaire d'une compétence métier et défini par le modèle KnoVA comme "granule élémentaire générique, typé, non-fissible et réutilisable de vérité partagée et mesurable d'une compétence métier" (ex : "la distance entre 2 trous de rivets de fixation d'une pièce en tôle découpée et pliée doit être supérieure à 10 fois le diamètre du rivet", "la gravité terrestre est de 9,81 m/s²", ...).  De par sa nature, la connaissance métier est sémantiquement plus riche que de l'information (ie : est confrontée à la vérité comme "marchant" ou "ne marchant pas"), est non-fissible (ie : ne contient pas 2 ou plusieurs connaissances métier dans sa verbalisation), est de nature routinière (ie : largement connue et réutilisée de nombreuses fois dans l'action professionnelle) ou innovante (ie : nouvelle et peu ou pas encore utilisée dans l'action professionnelle) et est typée (ex de types cognitifs : "Certitude métier" ou "Contrainte métier" ou "Conseil métier" ou "Choix métier", ...).  Une compétence métier est alors considérée comme un assemblage logique de plusieurs connaissances métier mises en qualité cognitive.  Une même connaissance métier est réutilisable et peut contribuer à plusieurs compétences métier.  En logique formelle d'ordre 1, le synonyme de connaissance métier est « prédicat ». Dans le modèle KnoVA, le synonyme de connaissance métier est « cogniton » et sa masse cognitive est mesurée en kit (Knowledge digIT).

La compétence métier : molécule
individuelle de connaissances métier pour
l'exercice efficace du métier de l'Entreprise.
  • compétence métier : concept positionné au niveau de l’individu, membre d’une équipe donnée de l'Entreprise.  Une compétence métier est un savoir-faire professionnel individuel finalisé par l’action, constitué de connaissances métier reliées logiquement entre elles, mises en qualité typologique, rédactionnelle, réticulaire, sémantique et logique.  Formulée en démarrant par un verbe d’action suivi d’un complément d’objet (ex : "concevoir une pièce en tôle découpée et pliée à pliages droits", "concevoir l’outillage de fabrication d’une pièce en tôle découpée et pliée à pliages droits", "codifier la famille morpho-dimensionnelle d’une pièce en tôle découpée et pliée à pliages droits"), une compétence métier verbalise et formalise une capacité professionnelle avérée d'un individu, capacité utile à l'exercice du métier de l'Entreprise.  Plusieurs individus peuvent maîtriser une même compétence métier.  Réciproquement, un individu peut maîtriser plusieurs compétences métier.

La mission métier : capacité professionnelle
collective de plusieurs experts métier
travaillant ensemble de manière
coordonnée et synchronisée.
  • mission métier : concept positionné au niveau d'une équipe professionnelle (ex : la Direction de l'Ingénierie, l'équipe de Maintenance Centrale, ...) fédérant et synchronisant plusieurs compétences métier portées par les experts métier membres de l'équipe.  Formulée également en démarrant par un verbe d'action (ex : "concevoir une solution mécatronique de déplacement urbain autonome", "maintenir en conditions opérationnelles un avion de transport civil", "dimensionner un gratte-ciel robuste anti-sismique"), une mission métier peut être facilement confondue avec une compétence métier.  En fait, très souvent, il s'avère que ce qui était identifié au départ comme une compétence métier individuelle se révèle être en fait - au fur et à mesure de sa formalisation et de sa synthèse cognitive - une véritable mission métier collective, nécessitant la coopération - parfois simultanée - de plusieurs experts métier.

Le métier : fédération coordonnée
des compétences métier portées par
les professionnels de l'Entreprise.
  • métier : concept positionné au niveau de l’Entreprise industrielle, définissant généralement son couple produit/marché et la mission professionnelle première de l’organisation industrielle [4] (ex : Constructeur aéronautique, Concepteur de solutions énergétiques décarbonnées, Metteur en formes plastiques moulées de fonctions techniques, ...), nécessitant de nombreuses compétences individuelles et coordonnées entre elles pour réussir et se développer, situé dans une dynamique duale de progrès permanents (nécessitant innovations contrôlées) et d’efficience productive (nécessitant routines réutilisables) [5].

Discussion

 

Exemple d'algorithme
médical, compilant
des connaissances
métier de médecin.
Forts de ces définitions, plusieurs éléments de synthèse peuvent être formulés et discutés :
  • la donnée et l'information peuvent avoir 2 causes de production :
    • une génération manuelle : où un professionnel répond à une question, rédige un mail, remplit un formulaire, calcule le résultat d'une opération, écrit un article de blog, ...
    • une génération automatisée : où un algorithme produit des données interprétables par un professionnel (ex : calcul de la contrainte maximale dans une pièce métallique soumise à des efforts mécaniques externes, déduction de la valeur numérique d'une cellule dans un tableur, génération d'un relevé bancaire mensuel, ...) ou des informations spécialisées (ex : génération d'un mail automatique à l'ouverture d'un compte utilisateur sur un site web, génération d'un avis de contravention, ...).
  • la génération automatisée de données et d'informations nécessite un mécanisme logique - dénommé algorithme - qui, à partir de données initiales (dénommés "faits initiaux") et de connaissances métier compilées (dénommées "règles expertes"), fabrique de nouvelles données et informations de sortie (dénommés "faits conclusifs") apportant une valeur ajoutée conforme aux objectifs poursuivis par l'algorithme (ex : résoudre une équation de 2nd degré à partir des données a, b et c de son expression polynomiale : ax² + bx + c = 0).

Architecture d'un système
à Base de Connaissance.
  • si l'Entreprise décide de correctement séparer d'un coté les connaissances métier - alors stockées dans un contenant dénommé base de règles - du mécanisme logique d'exploitation déductive de ces règles - dénommé moteur d'inférence - alors elle se dote d'un dispositif de production automatisée de données et d'informations dénommé Base de Connaissance, anciennement appelé "système expert".
  • le principal avantage d'une Base de Connaissance - par rapport à l'algorithme généralement codé dans un langage informatique spécialisé (ex : Cobol, Fortran, Pascal, C, C++, Java, PHP, ...) est la possibilité d'enrichir et d'amender facilement la base de règles au fur et à mesure de l'évolution de l'expertise métier, notamment du fait des retours d'expérience sur la pratique des connaissances métier considérées.
  • pour un professionnel, maitriser la totalité des connaissance métier d'une ou plusieurs compétences métier constitutives d'un algorithme ou d'une Base de Connaissance demande du temps et de la pratique.  La principale difficulté de cette maîtrise est la complétude des connaissances (ie : les connaissances métier nécessaires sont-elles toutes disponibles dans la tête de l'expert ?) et la cohérence des connaissances (ie : les connaissances métier activées ne se contredisent-elles pas entres elles ?).

Détecteur ATLAS du CERN :
combien de compétences métier
complètes et cohérentes développées
pour réussir collectivement cet
exploit technologique
unique au Monde ?
  • afin de maîtriser complètement et correctement les connaissances métier d'une compétence donnée, le modèle KnoVA énonce un Principe de Compétence stipulant : "qu'être compétent sur un savoir-faire professionnel donné, c'est maîtriser correctement et simultanément 4 facettes cognitives complémentaires de la compétence métier considérée :
    • le Processus Métier : constitué d'Activités Métier organisées hiérarchiquement en actigramme réticulé,
    • l'Expertise Métier : constituée de Règles Métier localisées dans une ou plusieurs Activités Métier du Processus,
    • le Vocabulaire Métier : constitué de Termes Métier organisés en réseau sémantique décrivant ontologiquement le jargon technique de la compétence métier considérée, notamment les termes employés dans les Règles Métier et les Activités Métier,
    • l'Expérience Métier : constituée de Cas Métier mémorisant les succès et les échecs professionnels issus de la pratique régulière de la compétence métier considérée."

Maturité opérationnelle de la
compétence métier : à l'instar de la
mécanique, un contrôle cognitif
rigoureux de la complétude et
de la cohérence des connais-
sances s'impose ...

  • la maturité opérationnelle dans la maîtrise de ces 4 facettes structurantes d'une compétence métier suppose une synthèse intellectuelle aboutie, fondée sur 5 niveaux de qualité cognitive :
    • la qualité typologique : qualifiant le type des connaissances métier mises en jeu (ex : type Activité Métier, type Règle Métier, type Terme Métier, type Cas Métier),
    • la qualité rédactionnelle : documentant proprement chaque connaissance métier dans sa fonction, son fonctionnement, ses cas d'emploi, ses limites, sa genèse, ...
    • la qualité réticulaire : assurant des liaisons cognitives pertinentes et logiques de chaque connaissance métier avec ses voisines,
    • la qualité sémantique : qualifiant la valeur de vérité (ie : certain, incertain, hypothétique, ...) par confirmation ou infirmation d'une connaissance métier lors de sa confrontation aux faits techniques et aux cas métier,
    • la qualité logique : produisant automatiquement un ensemble de données métier réputées "justes du 1er coup, à tous les coups, au moindre coût, partout !".

L'expert métier : praticien régulier
et rigoureux des compétences métier
de son poste de travail.
  • à partir d'un vécu professionnel - véritable fondation de l'expérience métier issue du terrain -, de connaissances théoriques - en général d'origine académique - et de connaissances pragmatiques - en général transmises par compagnonnage et mentorat -, c'est au prix d'une synthèse cognitive longue et patiente, assise sur ces 5 niveaux de maturité cognitive que s'élabore logiquement et rigoureusement une compétence métier fièrement portée - dans le cadre de sa profession - et régulièrement pratiquée - dans le cadre de son poste de travail - par un professionnel aguerri, dénommé alors "expert métier".

 

Vers le "Smart Knowledge", ie le "Big Knowledge synthétique"

 

Méthode et Intelligence naturelle :
pour une synthèse efficace,
mise en qualité cognitive,
du "Smart Knowledge".

Transformer les données non-structurées et les informations contingentes du "Big Data" d'aujourd'hui en connaissances opérationnelles structurées et réticulées - c'est-à-dire mises en qualité cognitive et en action opérationnelle au sein de compétences métier matures et partagées - est l'enjeu du "Smart Knowledge" de demain, c'est-à-dire du "Big Knowledge synthétique"

Une partie de cette synthèse cognitive peut s'envisager à l'aide d'algorithmes inductifs spécialisés - véritables robots logiciels explorateurs du "Big Data" - mais relève encore aujourd'hui de recherches en Intelligence Artificielle dans un champ disciplinaire désormais dénommé outre-Manche "Predictive Analytics" [MUR 13], [LIE 13] et "Machine Learning".  Appliquée au monde de l'Ingénierie Assurée par les Connaissances, cette synthèse automatisée des connaissances métier aboutit à la CAO en 5D de demain.

L'autre partie de la synthèse cognitive - la plus importante à ce jour - nécessite méthodes issues des professionnels du Knowledge Management et intelligence naturelle issue des professionnels Métier en activité, sans cesse en train d'améliorer les compétences et les connaissances métier par des mécanismes d'observation, d'expérimentation, de déduction, d'induction, de validation, de réutilisation et de consolidation. Appliquée au monde de l'Ingénierie Assurée par les Connaissances, cette synthèse manuelle des connaissances métier aboutit à la CAO en 4D d'aujourd'hui.

 

 

Conclusion

 

L'Homo Numéricus : en route vers le "Big Knowledge
synthétique"
et le "Knowlean" de l'Humanité ?
La synthèse rationnelle des compétences métier individuelles utiles à l'exercice collectif du métier de l'Entreprise est l'enjeu de l’Économie du Savoir du 21ème siècle.

Savoir exécuter efficacement ce processus intellectuel de formalisation et de synthèse cognitive - transformant ainsi le "Big Data" en "Smart Knowledge" - est vital pour tous, à la fois :
  • pour l'Entreprise qui développe ainsi sa performance et sa robustesse et
  • pour le Professionnel qui développe ainsi son savoir-faire et son employabilité.

La vitesse de transformation du "Big Data" en "Smart Knowledge" caractérise alors la dynamique de l'apprentissage individuel et organisationnel.

Face aux nombreux défis techniques, énergétiques, économiques, pacifiques, sociétaux, environnementaux, démocratiques, éthiques et humanistes qui attendent l'Humanité à l'issue de sa révolution digitale, gageons qu'Elle sache rapidement transformer son infobésité en "Knowlean", c'est-à-dire en "sveltesse cognitive du Smart Knowledge" de l'"Homo Numéricus".

 

 

La pensée du jour : "de la Révolution"

 

"Smart Knowledge" de la sagesse :
pour l'Homme Citoyen de l'Univers
réconcilié avec lui-même et la Nature.

« A la fin du XXème siècle avant JC,
le moteur de la Révolution Agricole fut la sédentarisation des peuples.
Son aboutissement fut la nourriture artificielle et
l'ascension de la classe paysanne des campagnes.

A la fin du XIXème siècle,
le moteur de la Révolution Industrielle fut la vapeur.
Son aboutissement fut la force artificielle et
l'ascension de la classe ouvrière des villes.

A la fin du XXème siècle,
le moteur de la Révolution Numérique est l'ordinateur.
Son aboutissement est l'intelligence artificielle et
l'ascension de la classe ingénieuse du télétravail.

A la fin du XXIème siècle,
le moteur de la Révolution Cognitive sera le "Smart Knowledge" de la sagesse.
Son aboutissement sera l'âme artificielle et
l'ascension de la classe citoyenne de l'Univers. »


Bibliographie



[1] Système de Gestion de Bases de Données, dont la variété relationnelle est la plus utilisée dans l’industrie avec le langage d’exploitation SQL (Standard Query Language).
[2] Pour simplifier et rester concret, cette définition exclut volontairement l’information sonore (musique, mélodie, bruit, …), l’information gustative (goût), l’information olfactive (odeur), l’information tactile (toucher) et l’information graphique (dessin, croquis, schéma, photo, …) porteuses d’énormément d’informations verbales.  Certaines de ces informations "sensuelles", comme l’information graphique, peuvent en partie s’exprimer avec des textes d’explications verbale.
[3] Pour mémoire, une définition du terme "Information" proposée par un groupe de travail sur la Gestion des Connaissances du Cigref (Club Informatique des GRandes Entreprises Françaises) en Octobre 2000 est : "ensemble de données non structurées et organisées pour donner forme à un message résultant d’un contexte donné et donc parfaitement subjectif" [CIG 00].
[4] Les anglo-saxons utilisent le concept de "business".
[5] "Capacité d’un groupe de producteurs (hommes et machines) à se maintenir dans la durée comme créateur de richesses dans les conditions de prix et de qualité requis par une demande" [SAS 01].